Le polyéthylène (PE) et le polypropylène
(PP) ne sont pas naturellement biodégradables.
Dans
le plastique oxo-biodégradable, un agent prodégradant
est introduit , au moment de la mise en oeuvre. Il va modifier le comportement
du plastique pour le rendre oxo-biodégradable [4,
5]. Cette dégradation s'’accélère lors d’une
exposition à la chaleur, à la
lumière ou sous l’effet de contraintes mécaniques. Elle
se poursuit lorsque le plastique est enterré. La dégradation
oxydative du polymère d2w® engendre la décomposition de
l’architecture moléculaire de ces plastiques. En fait, lorsque
les chaînes moléculaires raccourcissent, la faune microbienne
peut prendre possession du milieu. Habituellement, les micro-organismes ne
parviennent pas jusqu’aux molécules de carbone, ni jusqu’à l’hydrogène,
d’un matériau plastique, car les chaînes moléculaires
sont trop longues (poids 250 000 daltons). Cependant, il est généralement
reconnu que, lorsque des matériaux plastiques tombent en-dessous du
poids moléculaire de 40 000 daltons, la dégradation oxydative
les rend perméables, favorisant ainsi une activité microbienne
et devenant par conséquent biodégradables [1,
2, 6, 7].
L’utilisation de prodégradant n’induit pas d’effet négatif sur la qualité, l’opacité ou l’étanchéité, ni sur la résistance à la traction du film. S’ils sont récupérés, ces plastiques oxobiodégradables peuvent être recyclés, compostés ou incinérés. S’ils ne sont pas collectés, ils se dégradent et disparaissent, même s’ils sont enterrés, sans laisser de résidus dangereux [8].
Par ailleurs, leur coût n’est
que légèrement supérieur à celui des produits traditionnels.